Hanoï (VNA) - Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a assisté à la conférence nationale consacrée à l'étude et à la mise en œuvre de la Résolution du 2e Plénum du Parti, organisée en présentiel à Hanoï et en visioconférence avec 36.323 points de connexion à travers le pays.
Dans son discours prononcé devant près de 2,2 millions de membres du Parti, le haut dirigeant a souligné que les exigences postérieures à la conférence consisteraient à maîtriser pleinement les contenus, à les internaliser et à les mettre en œuvre de manière résolue, coordonnée et efficace, afin de produire des changements tangibles dans l’ensemble du système politique et de créer un moteur de développement pour la société.
Il a insisté sur le fait que les règles du Parti constituent un cadre institutionnel fondamental garantissant l’unité de fonctionnement de l’ensemble du système politique. Chaque organisation du Parti et chaque membre doit les comprendre correctement et les appliquer strictement, les considérant comme une responsabilité politique directe, sans interprétation divergente ni application opportuniste.
Toutes les règles doivent être appliquées de manière uniforme et cohérente de haut en bas, accompagnées d’un mécanisme strict de contrôle et de supervision, ainsi que de sanctions rigoureuses en cas de violation, tout en encourageant et en valorisant les pratiques innovantes conformes aux dispositions du Parti.
Il a appelé à un renouvellement fondamental de la pensée en matière de développement économique, en soulignant la nécessité de mobiliser efficacement l’ensemble des ressources sociales pour assurer une croissance durable.
Selon Tô Lâm, une économie à forte croissance ne peut reposer sur une seule source de capital ni sur la seule responsabilité de l’État. Celui-ci doit évoluer d’un rôle d’investisseur direct vers un rôle de conception et de création d’un environnement favorable, permettant la mobilisation et l’allocation efficace des ressources selon les mécanismes du marché, dans un cadre institutionnel transparent et stable.
Le capital public doit jouer un rôle de capital d’amorçage, destiné à créer les conditions initiales du développement et à attirer les investissements privés et étrangers. Le capital des entreprises, notamment du secteur privé et des investissements directs étrangers, doit être orienté vers les secteurs à forte valeur ajoutée, l’innovation et les chaînes de valeur fondées sur la connaissance.
Les ressources empruntées à l’étranger doivent être utilisées de manière sélective et stratégique, en cohérence avec la capacité de remboursement à long terme, en priorité pour les infrastructures essentielles et les secteurs à forte capacité de diffusion.
Les marchés financiers doivent devenir un canal principal de financement à moyen et long terme pour l’économie réelle, orientant les capitaux vers la production, l’innovation et les infrastructures stratégiques.
Le secrétaire général et président de la République a également insisté sur la nécessité de mobiliser les ressources du peuple, considérées comme une percée stratégique. Ces ressources ne sont pas uniquement financières, mais englobent également les compétences, le travail, l’esprit entrepreneurial et l’aspiration à l’enrichissement légitime. Lorsqu’elles sont efficacement mobilisées, elles deviennent une force endogène majeure pour renforcer l’autonomie de l’économie nationale.
Il a demandé de mettre fin à la fragmentation administrative et aux approches sectorielles ou à court terme dans la planification du développement. Les plans doivent être intégrés, multisectoriels et à long terme, en évitant les conflits, les chevauchements et le gaspillage des ressources.
Chaque projet doit être intégré dans une vision globale, en privilégiant les impacts socio-économiques réels et les bénéfices directs pour la population, plutôt que les indicateurs de volume ou de vitesse d’exécution.
Le dirigeant a souligné que chaque politique, projet ou mécanisme doit viser à libérer le potentiel de développement de la population et des entreprises, en créant un environnement stable, transparent et propice à l’investissement et à l’innovation.
Il a également insisté sur la nécessité de perfectionner le modèle d’administration locale à deux niveaux, en définissant clairement son rôle.
Enfin, Tô Lâm a affirmé que la condition décisive du développement réside dans la confiance sociale. Lorsque les citoyens et les entreprises ont confiance dans les institutions et que les ressources sont pleinement mobilisées, l’aspiration au développement sera transformée en force réelle, contribuant à un développement rapide et durable du pays. -VNA